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ACTU


Le DVD de la pièce de Laurent RUQUIER est toujours disponible, vous pourrez découvrir Pierre BENICHOU faire ses débuts sur les planches.
***

Pierre est un chroniqueur régulier de Laurent RUQUIER vous pouvez le retrouver à la  radio sur Europe 1 dans "ON VA S'GENER" du lundi au vendredi de 16h00 à 18h.

***

Vous pouvez écouter ou ré- écouter "On va s'gêner" grâce à la  PODCAST sur

www.europe1.fr


* * *
Retrouvez Pierre périodiquement dans la nouvelle émission de Laurent Ruquier sur France 2

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5 décembre 2007 3 05 /12 /décembre /2007 00:19
Il lui faut un contrat de confiance à Dati.

Moi je l'aime beaucoup ta soeur, tu la mérites pas.
(à Laurent Ruquier)

Tu es méchante comme tout, ne sois pas en plus vulgaire. (à Claude Sarraute)

Ma Manaudou, je l'aime avec des grosses épaules.

Je confonds toujours André XXIII et Raymond Troisgros.

Y'a encore eu 42 morts dans un truc de train, les droits de l'homme sont pas respectés en Chine qu'est-ce qu'on en a à foutre ? On a des chaussures en poisson !

Je sais pas c'que c'est un meugz !
(mug, ndlr)


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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 04:28

 L'organe est bon, c'est la tête qui ne va pas (A Eve ANGELI)

Tu me dis "Boutélichose" encore une fois, tu prends une claque (A Steevy)

Pour les déchets organiques, j'ai le tout à l'égoût

Ca ne vaut pas un coup de cidre cette information !

Pas un mot sur Bill Gates, il sort avec ma soeur !

Jean-Claude Nacy aussi, sort avec ma soeur !
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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 02:58
Je ne touche pas Caroline, elle porte un manteau et elle a froid, alors je fonce.

Si tu veux rester copain avec nous, tu dis pas de gros mots.

Si je pouvais savoir tout ce que tu sais mais ne pas avoir ta gueule je serais bien content. (A Jean-Luc LEMOINE) Citation culte !

Il y a la femme du patron de ma soeur qui m'écoute

Il ne faut pas travailler le dimanche, les autres jours non plus

On est fâché à mort, mais quel talent il a ! (en parlant de Pierre BRASSEUR)

Même dans mes rêves les plus noirs, je n'habite pas à Aubervilliers

C'est quoi pour moi 130 Euros ?!?
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5 mai 2006 5 05 /05 /mai /2006 12:58
Le Nouvel Observateur, 15.2. 2001 Deux ou trois choses que je sais de Serge... Au lendemain de la mort de Serge Gainsbourg, « l'Obs » publiait sous le titre « la Passion Gainsbourg » ce portrait souvenir d'un ami. Extraits Ca commence où, la vie d'un homme ? Peut-être là, au coin de la rue d'Amsterdam et de la place Clichy, à 5 heures du matin. Il a déjà 17 ans. Paris n'est libéré que depuis quelques mois. Son père marche à côté de lui, épuisé par une nuit à tapoter « la Comparsita » et « Tea for two » pour les clients du Monseigneur. Ils vont tourner à droite, vers Pigalle, pour rejoindre la rue Chaptal, où ils habitent. Joseph Ginzburg, né à Odessa, immigré à Paris après un crochet par Constantinople, est un musicien classique reconverti en pianiste « d'ambiance ». L'après-midi, quand il se réveille, il fait travailler Bach, Scarlatti et Chopin à son fils. Celui-ci mettra quarante ans à avouer qu'il avait envie de lui embrasser les mains pour effacer l'injustice faite à ce concertiste déchu. Qu'il n'était pas vraiment révolté mais que, chaque dimanche matin où il allait chercher son père, pendant la marche silencieuse vers la maison, il se jurait que jamais il ne ferait ce métier. D'ailleurs, il étudie la peinture à la Grande Chaumière. Il sera Cézanne ou rien... Ça aurait pu... Une chance sur un milliard, après tout, c'est jouable. Il y croira pendant plus de dix ans, de l'atelier d'André Lhote à celui de Fernand Léger, d'espoirs déçus en repas sautés... Jusqu'au jour où, grâce à ses relations, son père lui décroche enfin un vrai boulot, au Touquet : pianiste dans un bar. On ne comprend rien à Serge Gainsbourg, à sa poésie, à son besoin de provocation, à sa fringale de revanche, à sa folie de publicité, à son obscénité, à sa pudeur, à sa dérision de tout et de lui-même, si l'on oublie qu'il fut aussi ce petit héros triste d'un roman à deux sous. Triste et laid. « Je ressemble à Mickey, j'ai de grandes oreille et une queue maousse » : cela, il le dira plus tard, quand la notoriété, l'argent et les succès, publics et intimes, l'auront mis à l'abri des coups de poignard [...]. « J'ai retourné ma veste quand je me suis aperçu qu'elle était doublée de vison »... C'est qu'apparemment il n'en bave plus, Gainsbourg : l'argent lui tombe du ciel, les femmes l'aiment enfin et l'époque colle à ses chansons. Heureux Gainsbourg, malin Gainsbourg, qui tourne, chante, écrit, compose et, surtout, a trouvé la femme de sa vie : jeune, anglaise, ravissante, passionnée, fille d'un officier de la Royal Navy qui, un jour de 1943, ramena Mitterrand en mission secrète de Douvres à Calais... Jane Birkin, qui ne va pas tarder à lui donner un enfant, Charlotte, et qui, en cadeau de noces, lui offre l'un des plus gros tubes de l'histoire : 6 millions et demi de « Je t'aime... moi non plus » ont été vendus à ce jour. [...] 1970. Dans la maîtrise des médias, Gainsbourg affiche maintenant une virtuosité de pilote de formule 1. Il slalome entre télés, radios, journaux, impose ses plans et ses caprices, se vautre dans l'opulence médiatique avec une telle voracité que la moindre déconvenue lui est un drame. Il boit trop - moins qu'il ne le dit mais trop -, fume plus qu'on ne peut imaginer, invente mille raisons de se rendre malheureux. En quelques années, il se retrouve avec une sorte de délectation masochiste dans la peau grise de l'artiste incompris. [...] Peu à peu, il devient une sorte de Léautaud milliardaire qui ne quitte pratiquement pas son petit palais de laque noire, bourré d' « objets d'art » et de sous-verre : l'original de « la Marseillaise » (celle de Rouget de Lisle) et... toutes les couvertures de magazines à lui consacrées. Dans un autre cadre, un exemplaire de « la Libre Parole » de Drumont, consacré à l'affaire Dreyfus. Manchette : « Le traître condamné. A bas les juifs ! ». Des photos de femmes aussi, les siennes, et celles qui font partie de son harem imaginaire. Fini les dérives nocturnes, les cuites à la liqueur de mandarine, les « plans glauques » et les « on va s'la faire belle, mon p'tit gars ». Ce juif aberrant qui a porté l'étoile jaune à 13 ans ne sort plus de son bunker neurasthénique qu'en service commandé : enregistrements, passages télé, hôpital. L'an dernier, on l'opère d'un cancer du foie. Les médecins lui mentent, il fait semblant de les croire. Entre les visites quotidiennes des trois femmes de sa vie, Bambou, la dernière, l'épouse modèle, qu'il a installée à quelques arrondissements de chez lui avec son petit Lulu, Charlotte, sa fille, et Jane, la mieux aimée, qui apporte chaque soir à 7 heures un Thermos de soupe de légumes, la vie reprend, organisée, réglée, verrouillée comme jamais. Le petit Serge est rentré à la maison. Il peut mourir tranquille P.B source: http://www.france-mail-forum.de
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20 avril 2006 4 20 /04 /avril /2006 21:48

Dans un roman policier, où il met en scène son propre assassinat, il règle ses comptes avec le PAF

 Bruno MASURE décrit Pierre BENICHOU comme quelqu'un «qui ne dit jamais un bonjour aux maquilleuses ou aux techniciens, réservant ses salamalecs aux figures connues.»

Les personnes passant par ce blog et qui ont déja rencontré Pierre BENICHOU lors des enregistrements de "On va s'gêner" sur Europe 1 ou encore de "On a tout essayé" sur France 2 seront certainement surpris par les propos de Masure ! Effectivement Pierre se montre très sympathique et très courtois avec le public et son entourage professionnel. Toujours abordable, on peut aisément lui échanger quelques mots à la fin des enregistrements.

Pierre à répondu avec beaucoup d'humour à ces propos sur Europe1. 

Il faut dire qu'a l'heure qu'il est, Bruno MASURE n'a plus trop l'opportunité de saluer les maquilleuses et les techniciens sur les plateaux TV...

Qu'il se rassure, Pierre BENICHOU leur transmettera ses salutations...;-)

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21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 14:41

Article provenant du site:www.cinetelerevue.be / Merci à Rémy (webmaster de onatoutessaye.com ) !

A savoir que ce document n'est pas récent.

PIERRE BENICHOU: LE « FRÈRE ENNEMI » DE PHILIPPE GELUCK

Reportage et interview : Bernard Alès

GRÂCE À SON ESPRIT DE CONTRADICTION, LEUR TANDEM FAIT MERVEILLE. LE JOURNALISTE A D’AUTRES PROJETS

Journaliste dans la presse écrite depuis quarante-six ans (il y a débuté à l’âge de 19 ans), Pierre Bénichou a travaillé successivement à « France-Soir », « Paris jour », « Jours de France », avant d’intégrer l’équipe du « Nouvel Observateur ». Après en avoir été le rédacteur en chef, il y est aujourd’hui directeur délégué. Ses premiers pas à la radio, il les a faits aux « Grosses Têtes » de Philippe Bouvard, pressé d’y participer par quelques amis, dont Jean Yanne et Jacques Martin, qui ne doutaient pas que sa faconde s’inscrirait parfaitement dans l’esprit de l’émission. C’est ainsi que, quelque temps plus tard, Laurent Ruquier l’invitait à venir rejoindre son équipe sur Europe 1. Il ne manquait plus à Pierre Bénichou que de s’essayer à la télévision. C’est aujourd’hui chose faite. Séduit par son esprit « poil à gratter » sans concession, mais teinté d’humour, Michel Drucker en a fait l’un des chroniqueurs de « Vivement dimanche prochain ». Le tandem qu’il forme avec Philippe Geluck fait penser aux « Frères ennemis ». Mais, paradoxalement, plus ces deux-là s’envoient des vacheries sur le plateau, plus leur amitié se renforce.


— Vous pouvez être fier de votre parcours dans la presse écrite. Pourquoi, la soixantaine venue, devenir chroniqueur à la télé et à la radio? Quel a été l’élément déclencheur?
— J’ai toujours été quelqu’un d’assez sociable, qui possède une certaine faconde et fait rire ses copains. Tout a commencé avec « Les Grosses Têtes ». Mes potes — Jacques Martin, Jean Yanne, Carlos — qui participaient à l’émission me disaient souvent : « Viens avec nous! » Mais, étant depuis très longtemps rédacteur en chef d’un journal sérieux, je n’osais pas. Il se trouve qu’en prenant de l’âge, on se fout un peu du qu’en-dira-t-on.


— Parce qu’on a fait ses preuves?
— On devient surtout plus irrespectueux. J’ai donc accepté l’invitation de Bouvard et cela a fonctionné. Puis, il a été viré de RTL, une émission similaire est née chez Ruquier — où Bouvard est d’ailleurs allé — et, là encore, j’ai relevé le défi.


— Qu’est-ce qui vous a fait franchir le pas vers le petit écran?
— J’ai été très content d’aller chez Drucker, parce que l’équipe présentait deux personnes atypiques. Un psychanalyste, Gérard Miller, et un dessinateur belge, Philippe Geluck. Leur forme d’humour était un peu celle qui peut fleurir chez soi, à la fin d’un dîner, ou dans les bars. Si bien que lorsque Drucker m’a appelé, j’ai couru.


— Etant donné vos fonctions au « Nouvel Obs », n’avez-vous pas l’impression de faire le grand écart?
— Pas vraiment car, à l’intérieur même de ce magazine (il est vrai très sérieux), j’ai toujours été quelqu’un de non-conformiste. J’ai toujours privilégié l’humour et l’autodérision. Les gens qui travaillent avec moi ne sont pas du tout étonnés puisqu’à mon bureau et aux conférences, je suis à peu près dans le même état d’esprit qu’à la télé. Ce qui ne m’empêche pas de travailler en m’appliquant et d’avoir des idées politiques. Je ne suis pas pour le décorum du sérieux. Il existe des clowns tristes et des personnes sérieuses qui font les pitres. J’appartiens plutôt à la deuxième catégorie. Si on grattait le nez de tas de gens, il deviendrait rouge. Pourtant, ils affichent un grand sérieux. C’est, en général, ce que j’appelle « les cons ». J’espère être le contraire!


— Quelles ont été les réactions de votre rédaction en vous voyant à la télé?
— Le « Nouvel Obs » est un magazine d’amis. Loin d’être opposés à l’idée, ils l’ont accueillie favorablement. Il faut dire que le fait d’être présent à la télé donne une petite notoriété, ridicule, mais indéniable et, en définitive, pas mauvaise pour nous. « Le Nouvel Obs » a longtemps été considéré — à juste titre — comme le journal de la gauche qui pense. Au fur et à mesure qu’il s’est développé, il a touché un public beaucoup plus large. Maintenant, nous n’aurions qu’à souffrir d’une image trop sérieuse.


— Avec Drucker et Ruquier, on pourrait penser que vous vous complaisez dans le genre populaire. Mais on vous a vu, l’autre soir, sur France 3, vous opposer à Régis Debray dans l’émission de Franz-Olivier Giesbert, sur le thème des religions...
— J’essaie toujours d’alterner les émissions drôles et celles sérieuses. Dans le cas que vous citez, je suis d’accord pour dire que le phénomène religieux existe et qu’il faut prendre en compte ce besoin de transcendance. Mais prétendre que c’est dans la nature même de l’homme et que nous allons donc l’enseigner à l’école, non. Faut-il donc effacer cent ans de laïcité parce qu’il y a quelques fanatiques dans le monde? A partir de là, ils se foutent tout de suite la gueule dans le foulard. Si on répond oui, on ne peut plus rien interdire, y compris le voile. On va arriver à quoi? A des communautarismes. C’est épouvantable.


— Sur le plateau, vous étiez seul contre tous.
— Absolument, parce qu’on assiste à un abrutissement ambiant. Aujourd’hui, on dit : « Ah oui, on revient à la religion! » Or, tout ce qui a été fait de bon et de fort depuis cent ans dans le monde, c’est-à-dire aller vers plus d’égalité, plus de liberté et moins d’interdits, l’a été contre cette église, cette synagogue ou cette mosquée « propriétaire des âmes »... Ce que je reproche le plus à la religion, c’est d’endoctriner pour perpétuer l’injustice.


— Etre « seul contre tous » n’est pas pour vous déplaire?
— Ça ne me fait pas peur, dès lors qu’il s’agit de sujets pour lesquels je suis un peu armé et j’ai des convictions. Là, ils peuvent être quarante contradicteurs. On défend bien ce en quoi on croit!


— Qu’est-ce que la popularité due à la télévision vous a apporté?
— Les six premiers mois, quand on commence à vous reconnaître dans la rue, on vous demande des autographes. C’est marrant! Une fois la première surprise et les bonheurs passés, qu’une fille vous a souri et que vous avez pensé « Putain, que je suis beau mec! », vous n’y prêtez plus beaucoup d’attention. Il paraît que lorsque cela s’arrête, on en devient malade...


— Mais que cela a-t-il apporté au journaliste que vous êtes?
— Rien, si ce n’est une grande humilité par rapport à ma propre image. Je suis journaliste depuis mes 19 ans et sur les ondes depuis sept ans. J’avais une petite appréhension envers la radio. Je n’en ai plus aucune aujourd’hui. Je m’y rends comme je vais chez le crémier. En revanche, passer à la télé provoque une angoisse, un véritable trac. On ne s’habitue jamais à son image.


— Vous êtes coquet?
— On l’est tous. Quand on se voit à l’écran, on se dit : « Je suis moche, j’ai les yeux cernés, je suis mal maquillé! Pourquoi m’a-t-on filmé sous cet angle-là? On voit que je suis chauve! » Même les hommes politiques deviennent fous. Regardez Mitterrand, Chirac, pour ne parler que des plus importants. Pour moi, c’est à chaque fois une véritable épreuve. Qu’il s’agisse d’une émission où on parle de l’avenir des retraites ou d'un débat sur le thème « Dieu est-il fanatique? » ou « Quel est le secret de votre bonheur », c’est la même chose. On trouve qu’on sourit trop, qu’on a l’air trop sérieux ou que les sourcils sont trop foncés. Et puis, il y a une telle injustice entre ceux qui « passent bien » à la télé et les autres. Est-ce que Proust, Staline, Chaplin auraient été bons à la télé? Ce n’est pas sûr. Et Freud? Einstein? Picasso? Oui, ils auraient été bons partout. Mais quand on voit Sartre à l’écran, on ne remarque plus que sa laideur.


— Maintenant que Gérard Miller est parti, êtes-vous heureux d’incarner la contestation dans « Vivement dimanche prochain »?
— Je ne suis pas un contestataire professionnel. Je dis ce que je pense et Drucker n'exerce aucune censure. J’attaque aussi bien Chevènement, à qui j’ai demandé « Vous rendez-vous compte que vous allez faire perdre la gauche? », que Sarkozy. Je suis plus critique que contestataire. Rien n’est pire que ceux qui passent la brosse à reluire à longueur de temps. On n’est pas là pour mettre les invités en pièces. Les politiques ont la particularité de vouloir changer la façon de vivre des autres, la réglementer. Donc, lorsqu’on les reçoit, on est un peu obligé de se faire l’interprète de tous ceux qui les contestent. Ainsi, quand on questionne Noël Mamère, on peut lui dire : « C’est bien beau votre écologie, mais comment mangeront les pauvres le jour où il n’y aura plus que de l’agriculture bio? Vous croyez défendre la gauche, mais le bio est plus cher et il n’y en aura pas pour tout le monde! » Ce qui sauve l’émission, à mon avis, c’est que, même si elle est favorable à l’invité, on peut lui parler très franchement. On peut dire à un ministre de l’Intérieur énergique : « Attention à la dérive! Vous voulez faire comme aux Etats-Unis, où il y a un million de gens en prison? »


— Pensez-vous que Gérard Miller a quitté l’émission parce que, lui, c’est un vrai contestataire?
— Non, je crois qu’il y a eu un différend personnel entre Drucker et lui, mais ce n’est pas à moi d’en parler.


— Vous n’êtes pas contre le fait de servir de poil à gratter?
— Je n’y pense jamais. Je ne me dis jamais : « Je vais faire celui qui dit que... parce que cela va bien les faire chier. » Non, c’est ma personnalité. La discussion n’est intéressante que lorsque des points de vue s’affrontent. Si vous dites « contestataire, poil à gratter », je vous réponds non, mais « esprit de contradiction », je vous l’accorde et je le revendique, sans en être très fier. C’est l’habitude des discussions dans les cafés du Quartier latin.


— Vous préférez fréquenter vos adversaires plutôt que ceux qui pensent comme vous?
— En tout cas, j’apprécie davantage avoir un échange avec eux, avoir quelqu’un à convaincre.


— Vous souvenez-vous d’une vraie friction avec l’un des invités?
— Non, ce n’est pas un lieu d’affrontement, mais j’en ai eu des tas dans d’autres émissions. Il faut dire que j’ai fait mes armes chez Michel Polac. Son « Droit de réponse », c’était plutôt un droit de bagarre. Et c’était formidable!


— La bagarre pour la bagarre n’est-elle pas un peu stérile?
— C’est vrai qu’on en fait un peu trop usage à la télévision.


— Fogiel n’est pas votre idole?
— Non, je n’ai pas d’idole, mais son émission est très bonne, on ne peut pas dire le contraire. Pourquoi? Parce qu’il s’y passe quelque chose. Concernant « Vivement dimanche prochain », il ne faut pas oublier que c’est un spectacle. Il convient d’être pertinent et, surtout, drôle. Quand on fait de l’esprit et que cela tombe à plat — cela m’arrive — c’est absolument affreux. Quand on dit quelque chose à un invité, qu’on pense qu’il va sourire et qu’il vous répond « Mais, monsieur, comment pouvez-vous me dire ça? », c’est assez terrible. A ce moment-là, on se sent obligé de sortir cette phrase atroce : « Non, je plaisantais. » Ce qui est un aveu de nullité scénique.


— Lorsque vous avez croisé Jean-Marie Messier, en avez-vous profité pour lui demander comment faire fructifier vos économies?
— Je n’ai pas d’économies, je n’ai rien à moi. Je loue un appartement qui est un peu trop cher pour mes moyens. C’est pourquoi j’ai toujours besoin de gagner de l’argent ailleurs!


— C’est votre maîtresse, en quelque sorte...
— C’est une sorte de maîtresse qui, en prenant de l’âge, coûte toujours le même prix. (Rires.) Si j’avais croisé Messier, je lui aurais plutôt dit : « Passe-moi dix sacs! » Mais je n’en ai pas eu l’occasion, car, lorsqu’il est passé dans l'émission de Drucker, je ne faisais pas encore partie de l’équipe.


— Parmi les jolies femmes que vous avez interviewées sur le plateau, laquelle vous a le plus séduit?
— Carla Bruni est d’une beauté, d’une telle classe... Elle a le premier prix en tout. Mais il y a des femmes moins jolies, moins parfaites, qui me plaisent beaucoup.


— Devant une belle femme, vous êtes conquérant ou vous restez bouche bée?
— Comme elle veut! On peut faire les deux.


— Avec Philippe Geluck, vous avez un peu recréé le tandem des « Frères ennemis », non?
— (Rires.) J’ai beaucoup d’amitié pour lui et j’ai une certaine admiration pour son talent multiforme. C’est un ancien comédien, ne l’oublions pas. Il a le génie du sketch, du mot, et c’est un dessinateur célèbre dans le monde entier. Il est d’une grande fraîcheur, il est fou de joie en voyant tout ce qui lui arrive. C’est vraiment quelqu’un de très bien. Je suis heureux qu’il soit là. Nous rions beaucoup ensemble.


— Récemment, il a tourné en dérision vos hésitations. Il peut tout vous infliger, vous ne lui en voudrez jamais?
— Qu’il essaie, il va voir sa gueule... (Rires.) Bien sûr, mais il prend des risques. Je n’étais pas prévenu de la supercherie. Finalement, c’est flatteur qu’on se moque de vous. Il y a vraiment une très bonne ambiance sur le plateau, tout est pour le mieux et, en même temps, c’est terriblement stressant, parce que c’est la télé.


— Apparemment, les « méchants » comme vous ou comme Gérard Miller n’ont pas réussi à déteindre sur le gentil Drucker...
— Il mérite le nom de M. Loyal. Il choisit ses invités, ses chroniqueurs, certains contestataires, comme Miller, d’autres impertinents, comme Nathalie Corré ou Bruno Masure. Une fois que tout ce monde est sur le plateau, il joue son rôle. Il n’a pas à mettre du poil à gratter, il a quelqu’un pour le faire. Il est le patron du bistrot.


— J’évoquais votre côté « Frères ennemis » avec Geluck. On vous attend au café-théâtre avant Bercy!
— Je serais bien incapable de monter sur une scène. J’ai failli jouer dans la pièce de Ruquier en alternance avec Miller. J’aurais trop le trac. Je n’ai pas un très bon rapport avec mon physique. Je me contente des discussions de café. Ce n’est déjà pas si mal.


— Et dans vos rêves les plus fous, vous vous trouvez devant une salle comble qui réagit favorablement?
— Bien sûr! Qui n’a pas envie d’être Yves Montand? Ce serait ridicule, à mon âge, mais c’est vrai que le métier de comédien me fascine.


— La popularité aide-t-elle à draguer?
— Bien sûr, pour les jeunes qui ne sont pas mariés, cela les aiderait vachement! (S’adressant à son épouse.) Est-ce que ma réponse te va?


— Toutes ces sollicitations que vous refusez par amour, c’est beau!
— Mais non, comment pouvez-vous penser qu’on va solliciter un vieux schnock comme moi?


— Rêvez-vous d’une émission bien à vous?
— A vrai dire, j’ai un projet. Cela ne sert à rien de rêver, il faut qu’on vous trouve une place et il y a tellement de très vieux mecs qui sont là. Vous voulez que je vous donne des noms?


— Bien sûr.

— Ruquier et Drucker! (Rires.

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26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 18:56

Société de merde,mais société

Par Pierre Bénichou, directeur délégué de la rédaction du Nouvel Observateur

LA chose qui m’est apparue d’abord, c'est qu'on a tous été frappés par ce côté un petit peu voyeur, ce côté accrocheur, toutes les choses qui sont désagréables dans cette histoire et en plus de ça on a été frappé aussi par le peu d’intérêt pour ces garçons et ces filles qui ont été concentrés dans cet endroit, et puis on avait plutôt envie de crier un peu « au scandale ».De toute façon si cela existe, il faut ce demander pourquoi cela existe et vous savez dans notre métier de journaliste , on a une attitude noble qui est celle d’essayer de servir de guide, et puis il y à une autre attitude qui est le fait qu’un phénomène prend une telle ampleur qu’on est bien obligé de suivre, non pas parce que cela plaît au public quand on leur en parle, mais parce qu’il faut bien se poser la question, pourquoi est-ce que tant de millions de personnes regardent tout les jours cette histoire, cette histoire qui est assez sinistre en fait, de malheureux petits qui veulent être célèbres parce qu’ils s’emmerdent dans la vie, quelle société nous leur avons fait, pour que ces gens pris, non pas au hasard puisque c’est vrai qu’il y a eu des contraintes de casting comme ils disent, chose qui ne se sont pas très bien passées c’est clair comme une eau, mais enfin qu’est ce que vous voulez faire, ça existe, c’est comme ça, sa fascine les gens. Pourquoi est ce que ça fascine les gens ?
Ca fascine les gens pour des tas de raisons qu’on peut analyser, est ce que les gens sont aussi cons que les autres . Non, je ne crois pas, les gens ne sont jamais cons. Est ce que ça fascine les gens parce qu’il va y avoir du cul ? Oui, mais il y a tellement peu de cul là dedans ! Est ce que ça fascine les gens parce qu’ils voudraient tous être là dedans ?
Moi je crois qu’il y à un énorme phénomène de compassion, c’est la conclusion à laquelle je suis arrivé. Il y à une compassion pour cette jeunesse, idiote, et les gens les regardent non pas comme des animaux de foire, mais comme ces personnages que nous avons créé et qui sont cela et qui ne sont que cela, et les gens les regardent comme ca. Pour les gens plus âgés, des gens comme moi, pour ces gens plus âgés en tout cas que ceux qui sont dans le Loft, et pour les enfants, il y a un phénomène d’envie. Si vous voulez, les enfants se disent « Mon dieu qu’est ce que cela doit être bien de ne pas vivre avec papa maman, d’être là, plus ou moins libre – puisque les gosses doivent croire que c’est de la liberté dans cette histoire là – ils font ce qu’ils veulent, ils ont de grands dortoirs, vachement bien, des meubles modernes, ils bouffent ce qu’ils veulent et il y à une piscine en plein hiver à Paris, enfin en plein hiver en plein printemps pourri, ils sont là, ils ont chaud, ils sont en tee-shirt, il y à des meufs, y à des mecs » y a tout ce que l’on veux .
Bon alors ceux la se disent, « quand j’aurais 20 ans qu’est ce que se serait bien de vivre comme ca moi qui en est 12 », et ceux qui en ont 30, à partir de 30 ans, ils disent « mon dieu qu’est ce que c’est que ça,. Qu’est ce que l’on à fait pour que la jeunesse ce soit ça ! ». Et là, il y a de l’envie et de la compassion, c’est à dire deux sentiments absolument contradictoires qui se mêlent et qui font cette audience de sept millions de personnes, et quand un phénomène a cette audience là, ne croyez pas que les journaux c’est pour vendre, ce n’est pas tellement vendre contrairement à ce que l’on croit, parce que c’est un phénomène, excusez le cliché, un phénomène de société, société de merde, mais de société. P.B.

 

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